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Sècheresse et canicule

Photo du rédacteur: M B ©M B ©

j'ai relevé ce paragraphe :

Comment expliquer la récurrence de plus en plus forte des phénomènes extrêmes, de type canicules et sécheresses ?

Sécheresse et canicule sont deux phénomènes différents même s’ils peuvent être associés en période estivale, à l’instar de ce mois d’août 2020. La sécheresse est, d’abord, la conséquence d’un déficit des pluies qui ne permettra pas le renouvellement des réserves d’eau. La canicule, quant à elle, aggrave la situation de la sécheresse agricole à cause des fortes chaleurs estivales qui accentuent l’évaporation des plantes, déjà intense en cette saison.....

.... La sécheresse agricole peut être aggravée voire causée par les interventions humaines. En pratique, le prélèvement à des fins essentiellement d’irrigation des rivières et des nappes souterraines peut aboutir au tarissement des cours d’eau. Dans ce cas, après les sécheresses pluviométrique et agricole, on parle de sécheresse hydrologique. De ce côté, la pression humaine provoquera de plus en plus de sécheresses à moins de changer pour des cultures moins gourmandes en eau et donc d’abandonner, dans des régions entières par exemple, la culture du maïs, et, hors du monde agricole, de faire baisser le nombre de piscines, de stations de lavage automobile, etc....

....Depuis la canicule de 2003, rien n'a été fait, de manière significative, pour améliorer la situation chez nous. Pendant des décennies, les architectes ont tout misé sur le béton type Portland, un matériau extrêmement polluant à fabriquer (émission de CO2 et de chaleur à gogo) et pas du tout adapté en matière de lutte contre la chaleur. Selon des architectes écologistes, il reste toutefois difficile à remplacer à grande échelle même si des substituts existent tel le béton de chanvre. Actuellement les îlots de chaleur urbains se multiplient avec des différences de températures pouvant atteindre 7°C à Paris, selon les quartiers, en faveur des rares zones boisées de façon intensive. Dans ce cadre, la place en ville de l’arbre est à réévaluer d’urgence. Ce choix de planter sera complété par le développement de toits, balcons et murs végétalisés (les jardins verticaux), de potagers urbains dans les friches industrielles, la relance des anciens jardins ouvriers, l’établissement de colonies d’abeilles pollinisatrices, etc. Les recettes sont connues et elles sont déjà très partiellement appliquées, mais il reste à passer à grande échelle...

....Pour endiguer ces phénomènes, il faudrait d'abord que tout le monde comprenne qu'une voiture qui roule, c'est 70 % d'énergie perdue sous forme de chaleur. De même, quant au financement public, les politiques doivent mettre de côté les industries nucléaires (qui retardent le déploiement des énergies renouvelables), pétrolières ou automobiles (hors véhicules électriques ou à hydrogène), navales ou aéronautiques (hors tentatives autres que la propulsion par le pétrole) afin de se tourner enfin vers des industries plus vertueuses. « Vaste programme ! » ou plutôt « Lourde tâche ! » pour reprendre des mots de De Gaulle. En effet, de tels choix sont de ceux qui fâchent durablement (on dit, de façon moderne, qu’ils sont clivants) et on a pu constater globalement, lors des mesures prises pour la sortie de la crise économique du coronavirus, qu’ils n’ont pas été faits chez nous.



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